Une jeune Britannique de 22 ans lance aujourd’hui un message d’alerte après avoir été diagnostiquée d’un cancer du poumon agressif. Habituée des cigarettes électroniques depuis l’adolescence, elle est convaincue que le vapotage a joué un rôle majeur dans le développement de sa maladie.
Son témoignage relance les inquiétudes autour des effets potentiels des e-cigarettes sur la santé, en particulier chez les jeunes consommateurs de puffs et de cigarettes électroniques jetables.
Une habitude commencée dès l’adolescence
Kayley Boda, une jeune femme originaire du Royaume-Uni, explique avoir commencé à vapoter à l’âge de 15 ans.
Comme de nombreux adolescents, elle utilisait régulièrement des cigarettes électroniques aromatisées, notamment des puffs jetables très populaires chez les jeunes.
Pendant plusieurs années, elle a vapoté quotidiennement sans penser que cette habitude pouvait représenter un danger sérieux pour sa santé.
Mais à seulement 21 ans, sa vie a brutalement basculé.
Les premiers symptômes ignorés
Tout a commencé en novembre 2024 lorsqu’elle a développé une importante éruption cutanée sur le corps.
Au départ, plusieurs diagnostics ont été évoqués :
- zona,
- varicelle,
- gale,
- réactions allergiques.
Malgré différents traitements, son état ne s’améliorait pas.
Quelques mois plus tard, d’autres symptômes inquiétants sont apparus. La jeune femme a commencé à cracher un mucus brun foncé contenant de petits morceaux granuleux.
Pensant que cela était lié à son usage intensif de cigarettes électroniques, elle ne s’est pas immédiatement inquiétée.
Elle explique avoir cru que ce phénomène était « normal » chez les personnes qui vapotent beaucoup.
Une toux persistante et du sang
Sa situation s’est ensuite aggravée avec l’apparition d’une toux persistante.
À plusieurs reprises, les médecins ont évoqué une simple infection thoracique.
Selon son témoignage, huit professionnels de santé différents lui auraient donné le même diagnostic.
Mais lorsque Kayley a commencé à cracher du sang, des examens plus approfondis ont finalement été réalisés.
Une radiographie pulmonaire a alors révélé une ombre suspecte sur son poumon.
Un diagnostic choc à seulement 21 ans
Au cours des mois suivants, la jeune femme a subi plusieurs biopsies afin de déterminer l’origine de cette anomalie.
Les médecins étaient d’abord convaincus qu’il ne s’agissait pas d’un cancer, notamment en raison de son très jeune âge.
Elle raconte qu’on lui avait assuré que les probabilités d’un cancer étaient extrêmement faibles.
Pourtant, les résultats ont finalement confirmé un cancer du poumon.
Un choc immense pour cette jeune femme qui ne s’attendait absolument pas à une telle annonce.
Une maladie plus avancée que prévu
Une opération chirurgicale a été programmée afin de retirer la tumeur détectée.
Les médecins pensaient alors que le cancer se trouvait à un stade précoce.
Mais durant l’intervention, les chirurgiens ont découvert que la maladie était beaucoup plus avancée que prévu.
Le cancer avait atteint le stade 3.
Cette forme avancée signifie que la tumeur s’était déjà propagée à des tissus ou ganglions voisins.
Une chimiothérapie intensive a alors été mise en place immédiatement après l’opération.
Un traitement très difficile
La jeune femme décrit une période particulièrement éprouvante.
Les effets secondaires de la chimiothérapie ont été extrêmement lourds :
- grande fatigue,
- difficultés respiratoires,
- perte de force physique,
- incapacité à marcher normalement.
Elle explique même avoir dû réapprendre à marcher après certains traitements.
Après plusieurs mois de soins, les médecins lui annoncent finalement une bonne nouvelle en février 2026 : le cancer semble avoir disparu.
Mais cet espoir sera malheureusement de courte durée.
Une rechute quelques semaines plus tard
Un mois seulement après cette annonce encourageante, Kayley commence à ressentir d’importantes douleurs thoraciques.
De nouveaux examens médicaux révèlent alors un épanchement pleural, c’est-à-dire une accumulation de liquide autour des poumons.
Près de deux litres de liquide seront drainés lors d’une intervention.
C’est à cette occasion que les médecins découvrent une rechute du cancer.
La maladie avait désormais atteint la plèvre, la membrane qui entoure les poumons.
Selon son oncologue, cette évolution est particulièrement rare chez une personne aussi jeune.
Une espérance de vie très limitée
Après cette rechute, les médecins ont annoncé à la jeune femme qu’il ne lui resterait qu’environ 18 mois à vivre.
Même si les causes exactes du cancer ne peuvent pas être déterminées avec certitude, plusieurs médecins lui auraient indiqué que le vapotage avait probablement contribué à aggraver la situation.
Kayley se dit aujourd’hui persuadée que son cancer est lié à son usage intensif des cigarettes électroniques jetables.
Elle souligne notamment :
- l’absence d’antécédents familiaux de cancer du poumon,
- et le fait que ses symptômes soient apparus après plusieurs années de vapotage quotidien.
Le vapotage est-il dangereux ?
Les cigarettes électroniques sont souvent présentées comme moins nocives que le tabac classique.
En effet, elles ne produisent pas de combustion de tabac, ce qui réduit certaines substances toxiques liées à la cigarette traditionnelle.
Cependant, les spécialistes rappellent que cela ne signifie pas que le vapotage est sans danger.
Les e-cigarettes contiennent :
- de la nicotine,
- des substances chimiques,
- des solvants chauffés,
- des arômes dont les effets à long terme restent encore mal connus.
Certaines études évoquent des risques potentiels :
- inflammations pulmonaires,
- irritation des voies respiratoires,
- dépendance à la nicotine,
- exposition à des composés toxiques.
Les scientifiques manquent encore de recul sur les conséquences d’une exposition prolongée pendant plusieurs années, notamment chez les adolescents.
Les jeunes particulièrement concernés
Le cas de cette jeune femme relance aussi le débat autour des cigarettes électroniques jetables très populaires chez les adolescents.
Les puffs séduisent souvent les plus jeunes grâce :
- à leurs goûts sucrés,
- leurs couleurs attractives,
- leur facilité d’utilisation,
- et leur prix accessible.
Or, les spécialistes craignent que ces produits favorisent une forte dépendance à la nicotine dès le plus jeune âge.
Plusieurs pays envisagent désormais des restrictions ou des interdictions concernant les cigarettes électroniques jetables.
Un message d’alerte
Aujourd’hui, Kayley souhaite surtout sensibiliser les jeunes aux risques possibles du vapotage.
Elle affirme avoir arrêté totalement la cigarette électronique depuis plusieurs mois.
Son témoignage aurait également convaincu plusieurs proches d’abandonner cette habitude, notamment :
- son conjoint,
- sa mère,
- et certains amis.
Dans les médias britanniques, elle appelle les jeunes à ne pas banaliser les cigarettes électroniques.
Son message est simple : même si les dangers du vapotage sont encore étudiés, les conséquences peuvent parfois être graves.
Des recherches encore en cours
Les experts rappellent néanmoins qu’aucune étude ne permet aujourd’hui d’affirmer avec certitude que la cigarette électronique provoque directement un cancer du poumon.
Les cancers pulmonaires apparaissent généralement après de nombreuses années d’exposition à différents facteurs de risque.
Mais le témoignage de cette jeune femme illustre les inquiétudes croissantes autour des effets à long terme du vapotage intensif, surtout chez les très jeunes utilisateurs.
Les autorités sanitaires continuent donc de surveiller de près l’évolution des recherches scientifiques sur les cigarettes électroniques et leurs impacts possibles sur la santé pulmonaire.
